
08.juillet.2016
Aujourd’hui ça été une journée remplie d’émotions. La travailleuse social qui a suivi ma petite famille pendant les 8 derniers mois, dans le cadre d’une dépression post-partum et d’un problème de langage chez un de mes deux garçons, est finalement partie de notre vie! Toujours dans la même journée, nous avons été reçus par l’équipe des professionnels de santé qui prendra en main notre coco de 3 ans, celui des orthophonistes de l’hôpital juif de réhabilitation à Laval.
Ce matin, après la rencontre à l’hôpital, mon mari et moi avons appris d’être une parmi les 500 familles lavaloises desservies par cet équipe des professionnels. OUI, 500 enfant dans notre entourage ont des difficultés de langage et/ou autres. On se sent MAINTENANT moins seuls, surtout après avoir découvert que dans cet équipe il y a aussi des travailleuses sociales qui peuvent nous donner un coup de main au besoin ou si jamais on se sent dépassé.
Dans notre cas, la travailleuse s. qui, en principe, devait suivre mon cas de dépression a aussi dépisté un problème chez mon garçon plus vieux et on lui est reconnaissant. À vrai dire, on pensait d’être les seuls à avoir peur de dire « bye, bye » à notre travailleuse sociale, une fois fini le suivi…mais ce matin, lors de la rencontre à l’hôpital, un parent a posé une question, en étant inquiet:
-« Une fois que le dossier avec la travailleuse sociale est fermé (après 12 rencontres), pouvons nous faire appel au service de l’hôpital juif, au besoin?- » La réponse a été OUI!
En plus de cette aide, pour ceux qui ne le savent pas, une fois le dossier fermé, la/le travailleuse/eur reste disponible pour au moins 3 mois après sa fermeture, si la famille croit en avoir vraiment besoin.
C’est drôle, tout ce processus ressemble beaucoup au processus pour arrêter la prise des antidépresseurs. Après les avoir coupé, je me demandais:
-« Et si j’en ai encore besoin…Qu’est ce que je vais faire? Comment je vais savoir si TOUT est correct?-
C’est comme si on a peur de guérir ou peur de rester à nouveau « seuls ». On devient dans un certain sens dépendants physiquement ou de façon émotive envers un médicament ou envers une personne qui nous a aidé, on se sent vulnérable.
Pour moi, la travailleuse sociale, qui a veillé le bienêtre de ma famille ces derniers mois, est la personne la plus PRECIEUSE dans le processus de guérison. Au début, je ne savais pas à quoi m’attendre, je me suis même sentie jugée! Je me souviens d’avoir commencé à parler de ma vie avec quelqu’un que je ne connaissais pas de tout, qui ne semblait pas pouvoir m’aider comme un thérapeute aurait fait, mais pourtant je savais que TOUT ça aurait servi à quelque chose. Et NON, je ne me suis pas trompée! Aujourd’hui, quand j’ai vu partir ma travailleuse sociale, j’ai réalisé que pour moi ELLE a été une confidente, une vraie amie, une guide, quelqu’un d’objectif, critique mais à la fois sensible.
On lui doit beaucoup, car c’est grâce à elle que j’ai pu en partie re-avoir la confiance envers MOI même, la confiance en mon ENFANT de 3 ans, en mon MARI et en mon COUPLE. Son soutien m’a beaucoup aidé à bâtir un FORT lien d’attachement avec mon deuxième garçon qui a maintenant 1 an. ELLE m’a aidé aussi à voir la LUMIERE lorsque je vivais dans la pénombre. Elle m’a aussi aidé à voir les enfants et mon mari avec d’autres yeux, avec plus de patience et compréhension.
Merci à la vie, de nous avoir envoyé cette merveilleuse personne dans notre chemin !
